Tests et Essais
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Le RDE teste la gamme Orange

Le RDE teste la gamme Orange

Photos: Ride Media

Adrien, l’admin en chef du Regroupement des Enduristes, a été invité par les gens d’Orange France à une journée d’essai, placée sous le signe du D- puisque une navette était de la partie pour transporter les riders sur les meilleurs singles autour de Gémenos. On vous livre ici ses impressions sur 3 vélos de la gamme anglaise: le Four, le Five et l’Alpine 160.

Mais avant, petit point sur les 3 vélos qui ont été essayés.
Si ils sont tous en alu, la construction de chaque cadre est loin des standards de fabrication des autres marques. Et pour cause, ils sont tous produits à partir de feuilles d’aluminium Reynolds, soudées puis traitées thermiquement. C’est pourquoi les passionnés de la marque parlent de tôles quand ils évoquent leur Orange. Des pièces usinées CNC viennent s’intercaler – douille de direction, patte arrière… Tous les tout-suspendus Orange sont fabriqués à l’usine au nord de l’Angleterre, ce qui permet aussi de proposer à chaque client une gamme de 9 couleurs au choix (peinture epoxy + vernis epoxy ultra résistant).

Fin du blabla – place aux essais !

Orange Four
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C’est la grosse nouveauté Orange pour cette année, avec un TS développant 120mm de débattement et recommandé avec la monte d’une fourche en 130mm. Le Four joue sur le papier dans la catégorie des trail bikes.

orange four test regroupement des enduristesFinition peinture Sterling Silver. Ce n’est pas un brut / raw !

Le vélo est en 27.5 avec un axe arrière « Boost » en 12*148mm. Pas de version Plus pour le moment, c’est le Segment (110 / 120 mm 29 pouces) qui se charge des gros pneus.
A la grimpette, le vélo est plutôt bon pédaleur. Rigide et nerveux,  il ne cabre pas dans les parties très raides, et la roue arrière reste bien collée au sol. Ce monopivot n’a pas besoin d’un amortisseur haut de gamme pour bien fonctionner: équipé du Monarch, la sensibilité est bonne et le pompage bien maitrisé- bien loin en tout cas des gros clichés comme quoi il faut des pivots de partout pour être optimal.

Mais là où il est le plus bluffant c’est dans le D- puisque le vélo se révèle ultra joueur ! A son guidon, on s’amuse à aller chercher haut dans les virages, les moindres obstacles se font avaler par un « bunny-up » ou même un simple allègement de l’avant suffit. Ce sont les portions très cassantes qui rappellent qu’il n’y a que 120mm à l’arrière car sinon, c’est tout comme… bien plus gros !

Orange Five
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On monte d’un cran avec le Five puisqu’il offre plus de débattement (140mm) que le Four mais moins que l’Alpine !
Il est aussi en 27.5 et se recommande avec une fourche en 150mm. Il est présenté sur le site anglais Orange comme un All-Mountain mais vu le montage mis à disposition pendant l’essai, j’ai eu rapidement un petit doute…

orange five test RDE

Fox 36, amortisseur à bonbonne, le ton est donné dès la 1ére descente. Avec sa géométrie plutôt longue, le Five est un vrai petit enduro carrément fun à emmener. Les traits de comportement du Four se retrouvent sur le Five assez facilement donc on ne va pas tout réécrire 2 fois. Il est quand même plus physique que le petit frère et demande d’être un peu plus cravaché pour donner.

Orange Alpine 160
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160mm avant / arrière, voilà l’enduro de la marque. Même trombine que les autres modèles, mais une géométrie encore soignée (angle de chasse à 65°). Et comme j’ai pu tourner en boucle test avec les 2 autres vélos, une fois les settings faits, c’est full gaz que je pars avec lui sur des portions soit rapides, soit lentes et engagées.

orange alpine 160 test regroupement des enduristes

La 1ère chose qui ressort de ce modèle est sa stabilité et la mise en confiance qu’il apporte à son pilote. Le vélo ne bronche pas dans les pierriers et dès que le terrain devient roulant, il ne demande qu’a lâcher les freins !
Pour la prise d’angle, rien de plus facile il suffit de bien accompagner le vélo ! Mais à donner trop confiance, ça m’a valu tout de même 2/3 belles frayeurs ! Et de constater que c’est un vélo finalement exigeant: pour lever l’avant, il faut vraiment tirer dessus. Lorsque la fatigue se fait sentir, taper un bunny-up ne se fait pas tout seul – idem quand on loupe une trajectoire, le vélo n’est pas évident à rattraper alors même que dans le sinueux, sa maniabilité n’est pourtant pas mauvaise.

Le bilan

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Ces vélos m’ont surpris car il ne faut pas se laisser avoir: ils ont beau se ressembler, les sensations aux guidons sont bien différentes et ne s’expliquent pas juste par le gain / perte de débattement d’un modèle à l’autre. Il y a un autre point commun quand même: la rigidité, au top. Le bilan est donc finalement plutôt simple.

Le Four a bon sur toute la ligne: il n’est pas embêtant à trainer et avec un minimum de pilotage, il passe à peu près partout en restant très joueur. De l’autre coté, l’Alpine est un gros vélo de compétiteur en enduro ou bien d’amateur de bikeparks puisqu’il se comporte finalement comme un petit DH: rapide et exigeant. Au milieu, le Five allie tout simplement les avantages des 2 autres – c’est peut-être pour ça que quand on pense à la marque, on pense à lui en 1er !

Petit supplément de photos en plus des statiques !

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